2012

Qualité eau superficielle spécifique aloses 2012

Mis à jour le 22 novembre 2013


- État 2012 non défini : descripteur non opérationnel
- Tendance 2012 non définie : pas de données antérieures disponibles
État et tendance donnés par la Cellule Migrateurs après concertation avec le groupe général Tableau de Bord (10/07/13).

Espèce / stade visé :

aloses / adultes et alosons

Objectif :

Le suivi de la qualité de l’eau superficielle pour les aloses se concentre sur le suivi de quelques paramètres physico-chimiques de l’eau.

Détails du suivi :

Les préférendums des aloses ne sont pas encore totalement connus. Cependant, il est important de commencer à suivre certains paramètres physico-chimiques mesurés sur des sites permettant de donner une image globale des zones de reproduction, de croissance et de déplacements des aloses adultes (géniteurs) et juvéniles (alosons). Les données obtenues pour chaque paramètre devront êtres assez nombreuses chaque année pour permettre d’avoir des informations significatives. On cherchera donc des stations de mesures avec des suivis les plus réguliers possibles. De plus, il faudra avoir des données historiques pour être capable de donner des tendances sur les évolutions.
Les paramètres suivant sont les plus couramment suivis par les stations de mesure et peuvent avoir des effets sur les aloses, seuls ou combinés :
-  Oxygène dissous (mg/L)
-  Température (°C)
-  Conductivité (à 25°C)
-  Turbidité (transparence)
-  Potentiel hydrogène (pH)

Les aloses arrivent sur la Charente dés le mois d’avril, se reproduisent entre mai et juillet puis meurent pour la plupart. Les œufs éclosent en août-septembre et les alosons dévalent en automne. La période à suivre au niveau des paramètres choisis s’étale donc d’avril à novembre. Cependant, le suivi des paramètres en période estivale est à surveiller en priorité car c’est le moment durant lequel les paramètres température et oxygène dissous sont les plus sensibles car ils peuvent dépasser les seuils de tolérance de l’espèce (en cours de recherche).

Grâce à la liste et la localisation des stations de suivi de l’état de l’eau et des milieux aquatiques (carte suivante) fournit par l’EPTB Charente, un bilan des stations de mesures a été réalisé. Nous avons choisi les stations ou les données sont disponibles au moins une fois par an et depuis au moins 10 ans.


On peut établir une liste de stations de mesures potentielles (avec numéro de la station) à suivre en priorité pour les aloses :

Axe Charente :

  • Rochefort (5001500)
  • Taillebourg (5006900
  • Merpins (5013000)
  • St Brice (5013200)
  • St Simeux (5013900)
  • Roffit (5018000)
  • Luxé (5019000)

La Boutonne :

  • Les Vinçons (5002500)

Pour chacune de ces stations, on dispose d’1 donnée par mois depuis 1975 pour les 5 paramètres étudiés sauf pour la turbidité qui est mesurée uniquement sur Taillebourg (12 fois par an) et Roffit (seulement 6 valeurs par an). Il n’y a pas d’intérêt à suivre les stations en amont de Luxé dans la mesure où aucune alose n’est retrouvé pour l’instant sur ces zones.
Pour observer l’impact du bouchon vaseux estuarien sur les aloses, le suivi de l’oxygène peut être fait en aval sur la Charente. Cependant, il faut trouver des enregistreurs réguliers d’oxygène.

Fournisseurs de données :

Pour le suivi des températures, on se servira en priorité des informations disponibles par des sondes enregistreuses de la Cellule Migrateurs disposées à Taillebourg, Merpins et Châteauneuf-sur-Charente depuis 2010 ou 2011.
De plus, des données provenant de sondes ONEMA sont aussi disponibles

Sur la Loire, une expérimentation a été réalisée en 2011 par le MNHN avec des marquages d’aloses et un suivi de la migration en fonction des coefficients de marée et de la concentration en oxygène (Paroles de Migrateurs n°5). L’hypoxie est placée à <3 mg/L et l’anoxie <1mg/L. La majorité des aloses marquées ont réalisé leur migration entre le 23 et le 28 mai lorsque le coefficient était bas mais les concentrations en oxygène fortes (3 à 6 mg/L en moy/jour). La baisse de l’oxygénation de l’eau est liée au développement du bouchon vaseux en période de fort brassage des sédiments et de la matière organique, lors de forts coefficients.