2013

Front de migration 2013

Mis à jour le 27 janvier 2015


- État 2013 moyen car compris entre Cognac et Montignac (Gademoulin à 110 km de l’Océan)(voir seuils et frise plus bas)
- Tendance 2013 en baisse car front 2013 inférieur à 2012 (Vibrac à 129 km de l’Océan)
État et tendance donnés par la Cellule Migrateurs et validés par le groupe général Tableau de Bord le 27 mars 2014.

Il faut préciser que l’année 2013 a été particulière en ce qui concerne les Débits de la Charente (à Chaniers) 2013 et la turbidité de l’eau ne nous a pas permis d’observer de façon adéquate la présence des lamproies pour l’estimation du front de migration. Cette information 2013 est donc à prendre avec précaution.

Le front de migration est la zone la plus en amont où est retrouvée une espèce. Le suivi de ce front au cours du temps permet de voir l’évolution des conditions de circulation de l’espèce.

Tachymetre front de migration des lamproies marine en 2012

Objectifs :

Il s’agit de connaître annuellement le front de migration des lamproies marines sur l’axe Charente et les affluents principaux. Ce front correspond à la distance à l’Océan. Plus le front de migration est haut, plus le bassin versant est occupé et les frayères potentielles sont utilisées. L’aménagement des ouvrages hydrauliques limitant ou bloquant le passage des lamproies et leur gestion font partie des solutions permettant l’évolution du front de migration.

Détails du suivi :

Le suivi se fait par l’observation visuelle, de l’aval vers l’amont, de la présence d’indices permettant d’authentifier la présence de l’espèce (tentative de franchissement d’obstacles, suivi des frayères actives, présence de cadavres...). Les prospections de terrain sont réalisées depuis 2009 par la Cellule Migrateurs en partenariat avec l’ONEMA et les fédérations de pêche 16 et 17. Ces observations doivent se faire régulièrement au cours de la saison de migration, de mai à juin.


Moyens de suivi  :

  • observation en pied d’ouvrage : des déplacements en journée sont régulièrement effectués sur les ouvrages pour observer les lamproies en franchissement sur les seuils (ventousées ou en recherche de passage en pied d’ouvrage).

Mais aussi :

  • suivi des nids et des individus en reproduction sur frayères : permet d’identifier la zone de reproduction la plus en amont
  • Information des acteurs locaux, riverains et pêcheurs : les observations effectuées seront croisées avec les données de la Cellule Migrateurs pour affiner les résultats

Ces actions se font sur l’axe Charente mais aussi sur les affluents (Boutonne, Coran, Seugne, Né, Antenne, Soloire...) selon les années et les conditions d’observation.

Résultats :

Les différentes observations réalisées par la Cellule Migrateurs depuis 2009 ainsi que les informations antérieures fournies par l’ONEMA sont compilées dans la frise ci-dessous.
Frise représentant les fronts de migration des lamproies marines depuis 2009

Choix des seuils :
D’après les connaissances dont nous disposons et suite à une décision du groupe de travail général sur les tableaux de bord (réuni le 10/07/13), nous avons choisi des seuils arbitraires pour borner les 3 états de cet indicateur.
Le mauvais état, en rouge, correspond à un front de migration inférieur à Cognac.
Le bon état, en vert, équivaut à un front de migration au-dessus de Montignac (187 km de l’Océan).
L’état moyen, en orange, correspond à la zone entre Cognac et Montignac.
Pour estimer la variation de ce front de migration dans le temps et comparer la situation actuelle avec la référence historique (Voulême=100%), on peut utiliser un « compteur » (tachymètre en début de cette page) qui indique le pourcentage du linéaire sur lequel les lamproies marines sont rencontrées sur le linéaire total jusqu’au front historique de Voulême à 277 Kms.