Aménagements ouvrages globaux (Liste 2)

État 2023 moyen : 54% des ouvrages aménagés ou en projets > au 50% du seuil.
• Tendance 2023 stable : Pas de nouveauté en 2023.
État et tendance validés par le groupe général Tableau de Bord le 7 mars 2024.

Toutes espèces.

L’objectif est de connaître l’état d’avancement annuel de la restauration de la libre circulation piscicole sur les ouvrages du bassin de la Seudre.

Ce descripteur concerne le suivi des ouvrages situés sur les cours d’eau classés en liste 2 (publication du 8 novembre 2013). Ce suivi est choisi comme représentatif de la variable « Aménagement ouvrages globaux ».

Liste des cours d’eau classés : ici :

Ce suivi est considéré comme général car il n’est pas spécifique par espèce.
La variable représente le nombre d’ouvrages traités ou en projet d’aménagement par an sur le nombre total d’ouvrages non traités listés.

Les projets d’aménagement prennent en compte les démarches engagées avec une étude en cours et les discussions entreprises avec une forte volonté locale. Les ouvrages existants non traités mais avec un passage par une autre voie franchissable sont pris en compte comme des aménagements effectués.

Chaque année, une actualisation est faite en contactant les acteurs du bassin versant de la Seudre.

État d’avancement fin 2023 des ouvrages traités et en projet pour la libre circulation piscicole sur le bassin Seudre

SuiviNombre d’ouvrages totalNombre d’ouvrages traités et en projetNombre d’ouvrages traités exclusivementPourcentage d’avancée
Ensemble du bassin2815454%
Carte RCE sur les ouvrages Liste 2 sur la Seudre (2019)
Cellule Migrateurs Charente Seudre – François Albert

ORE : Observatoire Régional de L’Environnement en Poitou-Charentes.

cliquez ici.
Ensuite, sélectionnez, dans les couches disponibles à droite :
 Eau / Continuités écologiques
 puis Classement (…) liste 2 et Référentiel Obstacles à l’Ecoulement
Vous pouvez ensuite cliquer sur les points pour avoir des informations sur les obstacles.

D’autres infos sur le portail des données géographiques sur l’environnement en Poitou-Charentes, SIGORE.

Les ouvrages sont consultables sur la base ouvrages du site de l’EPTB : http://www.observatoire-environneme…. Le travail avait été réalisé entre 2001 et 2003 par Hydroconcept pour l’EPTB Charente.

On prendra comme référence, 2009, année de lancement du suivi de ces aménagements par la Cellule Migrateurs.

La Cellule Migrateurs réalise l’actualisation des aménagements en contactant l’ensemble des maîtres d’ouvrages, partenaires et acteurs du bassin.

Qualité eau superficielle (2019)

 État 2019 mauvais : suivant données SIE 2015-2017
• Tendance 2019 stable  :

Les données actualisées par l’Agence de l’Eau Adour Garonne en 2021 sont consultables ici :
Pour la Masse d’eau FRFR13 (de la source de la Seudre au confluent de la Bénigousse)
Pour la Masse d’eau FRFR12 (du confluent avec la Bénigousse au confluent du fossé de Chantegrenouille)

L’objectif est de connaître la qualité de l’eau superficielle des masses d’eau par le suivi des états écologiques et chimiques de l’eau selon la Directive Cadre sur l’Eau.

L’eau superficielle est définit par les rivières, les lacs et les zones humides.
La Directive Cadre sur l’Eau (DCE) de 2000 (directive 2000/60), transposée en France par la loi du 21 avril 2004, a exigé que les Schémas Directeur d’Aménagements et de Gestion des Eaux (SDAGE) établissent un document de planification avant fin 2009. Le SDAGE Adour Garonne 2010-2015 a donc été créé et il précise, entre autres, les modalités d’obtention du bon état écologique des cours d’eau. Le nouveau SDAGE 2016-2021 poursuit ces planifications.

Cette DCE fixe des objectifs pour la préservation et la restauration de l’état des eaux superficielles (eaux douces et eaux côtières) et pour les eaux souterraines, par masse d’eau. L’objectif général est d’atteindre d’ici à 2021 le bon état des différents milieux sur tout le territoire européen.

L’évaluation de la qualité des eaux des milieux aquatiques s’appuie sur des résultats de mesures et d’analyses et sur des dispositifs d’interprétation. Le bilan de ces suivis donne des états écologiques (biologiques et physico-chimiques) et chimiques.

L’état Ecologique est l’appréciation de la structure et du fonctionnement des écosystèmes aquatiques associés aux eaux de surface. Il caractérise un écart aux conditions dites de référence (conditions représentatives d’un cours d’eau pas ou très peu influencé par l’activité humaine). L’état Ecologique est l’association des états biologique, physico-chimique et des polluants spécifiques.
L’état Chimique repose sur le suivi de 41 substances chimiques. Les concentrations et les maxima mesurés de chacune d’entre elles doivent respecter des Normes de Qualité Environnementales définies dans l’Arrêté du 25 janvier 2010.

Pour représenter l’état de la qualité de l’eau superficielle de chaque cours d’eau considéré axes à grands migrateurs amphihalins par le SDAGE 2010-2015, la Cellule Migrateurs a décidé d’établir un état Global annuel par cours d’eau correspondant à l’Etat Ecologique annuel pondéré par l’état Chimique.
Pour cela, les états Ecologique et Chimique des masses d’eau ont été récupérés sur le Portail des données sur l’Eau du bassin Adour Garonne (ou Système d’Information sur l’Eau : SIEAG). Pour chaque masse d’eau des cours d’eau ciblés, les bilans annuels par station de surveillance ont été extraits.

L’état Ecologique a été converti en une note de 1 à 5.


Etant donné que l’état Chimique ne comporte que 2 critères (bon ou mauvais), il a été utilisé pour pondérer l’état Ecologique.


Pour donner une note puis un état Global à chaque cours d’eau, une moyenne des notes a été faite d’après les notes de chacune des stations de surveillance des masses d’eau. Pour donner un état à cet indicateur au sein de ce Tableau de bord (TDB), une correspondance a été faite (colonne TDB).

Les états des années antérieures ou postérieures peuvent être obtenus sur le site du Système d’Information sur l’Eau (SIE) : http://adour-garonne.eaufrance.fr/massedeau
L’état écologique et l’association des états biologique et physico-chimique. L’état général, dans la dernière colonne, a été établi par la Cellule Migrateurs pour donner un état global pour chaque cours d’eau. Cet état provient de l’état écologique réévalué par l’état chimique et de la compilation des états des masses d’eau.
Ensuite, une correspondance est faite pour obtenir l’état à disposer dans cet indicateur dans le cadre de ce tableau de bord.

Une autre présentation est possible en comparant les états des lieux réalisés aux cours des cycles de la DCE.
Un 1er cycle de la Directive Cadre sur l’Eau a été élaboré avec une évaluation des masses d’eau pour le SDAGE 2010-2015 à partir de données de 2004 puis 2006 et 2007. Les objectifs ont été fixés dans le SDAGE 2010-2015 approuvé par le comité de bassin en Décembre 2009.
Le 2ème cycle de la Directive Cadre sur l’Eau s’appuie sur un état des lieux à partir des données 2011 à 2013, validé le 2 décembre 2013 par le comité de bassin et dont les objectifs seront fixés dans le SDAGE 2016-2021 en cours d’élaboration.

Tableau de synthèse des états des masses d’eau : Evaluation SDAGE 2016-2021 et comparaison avec SDAGE 2010-2015

Vous pouvez agrandir le tableau en cliquant sur la vignette ci-dessous :

Tableau de synthèse des états des masses d’eau : Evaluation SDAGE 2016-2021 et comparaison avec SDAGE 2010-2015

La collecte de ces données est réalisée par l’Agence de l’Eau, en collaboration avec les services de l’Etat et les conseils généraux ou régionaux.
Les analyses des paramètres et l’évaluation de la qualité des altérations qui en découlent sont faites sur 7 sous-bassins dont la Charente et la Seudre.
Les données sont disponibles sur le site Internet du Système d’Information sur l’Eau (SIE) Adour Garonne
On peut aussi trouver de nombreuses informations sur les réseaux de suivi de la qualité de l’eau en Charente-Maritime dans le document suivant : Réseaux de suivi de la qualité de l’eau en Charente-Maritime
Et enfin directement sur le site de la DDTM17 : Qualité des eaux douces et littorales

Débits à St André de Lidon (axe Seudre)

• État 2023 moyen : le débit a été sous le DOE 87 jours et aucun jour sous le DCR.
 Tendance 2023 stable : en comparaison avec les 5 dernières années.
État et tendance validés par le Groupe de travail Général le 7 mars 2024.

Le débit d’un cours d’eau est un paramètre essentiel à prendre en compte dans le suivi des poissons migrateurs car il influe sur la capacité du poisson à se déplacer dans un cours d’eau. Le but est de chercher à expliquer une éventuelle modification du comportement des poissons migrateurs cibles suite à des variations de débits.

En premier lieu, nous avons cherché les stations de mesure des débits disponibles sur le bassin versant. Parmi les trois stations présentes sur la Seudre, Chadeniers, St André de Lidon et Corme-Ecluse, seule celle de St André de Lidon est opérationnelle.

Un seuil a été choisi pour décider à partir de quel moment le débit est bon ou mauvais. Pour l’instant, le temps d’acquérir de l’information et d’établir un rapport entre le comportement des poissons migrateurs et les variations de débits, nous avons pris comme seuils les Débit d’Objectif d’Etiage (DOE) et Débit de Crise (DCR).

Le DOE est la valeur de débit mensuelle au-dessus de laquelle sont assurés la coexistence normale de tous les usages et le bon fonctionnement du milieu aquatique.
Le DCR est la valeur de débit journalier en dessous de laquelle sont mises en péril l’alimentation en eau potable et la survie des espèces présentes dans le milieu.

À St André de Lidon, le DOE est fixé à 0,1 m³/s et le DCR à 0,025 m³/s.

Choix des seuils :
Il a été défini les seuils suivant :
 l’état annuel est bon si le débit journalier est toujours supérieur au DOE.
 l’état annuel est moyen si le débit est passé sous le DOE mais n’est jamais descendu sous le DCR.
 l’état annuel est mauvais si durant au moins 1 jour le débit est passé sous le DCR.

Les débits journaliers à St André de Lidon en 2022 ont été compilés dans le graphique ci-dessous :

Suivi de 2004 à 2022 :
Le bilan du nombre de jours durant lesquels le DOE d’une part et le DCR d’autre part ont été dépassés, est présenté dans l’histogramme ci-dessous, de 2004 à 2022.

Pour avoir plus de précisions par saison, vous pouvez consulter le tableau ci-dessous : (le nombre inscrit dans les cases indique la moyenne par saison. L’hiver pris en compte va du 20 décembre de l’année passée jusqu’au 19 mars de l’année suivie).

Les données de débits sont consignées dans la banque HYDRO (http://www.hydro.eaufrance.fr/selection.php) et au niveau du Service de Prévision des Crues (SPC) (https://www.vigicrues.gouv.fr/niv2-bassin.php?CdEntVigiCru=24).

État des écoulements

État 2023 mauvais  : 19% = pourcentage de cours d’eau en écoulement continu inférieur au seuil établit de 50%.
 Tendance 2023 baisse : en comparaison avec la moyenne 2018-2022 (46%).
État et tendance validés par le Groupe de Travail Général le 7 mars 2024.

L’objectif est de mettre en évidence le linéaire qui est toujours en écoulement continu (visible et faible ou perceptible).

Il existe deux réseaux de suivi :

  • le suivi des assecs en linéaire effectué par les Fédérations de Pêche de Poitou-Charentes avec la forte participation des Associations des pêcheurs aux lignes (AAPPMA) et de certains techniciens de rivière. Ces données sont synthétisées par l’Agence Régionale de la Biodiversité Nouvelle Aquitaine (ARB NA), sous forme de cartes.
  • l’Observatoire National Des Étiages (ONDE) de l’OFB (ex-ONEMA) (effectif depuis 2012 : il remplace le Réseau Départemental d’Observation des Écoulements (RDOE) complété par le Réseau d’Observatoire des Crises d’Assecs (ROCA)) avec un suivi par point.
  • Plus d’infos : ici.

Ce descripteur est construit à partir des linéaires du suivi des fédérations de pêche. Grâce à la compilation des distances, on peut obtenir des valeurs que l’on peut comparer chaque année pour observer l’évolution des écoulements.
Le suivi des assecs sur la Seudre a repris en 2017. il s’était interrompu entre 2013 et 2016.

Pour définir les différents états (bon, moyen et mauvais) de cet indicateur, nous avons déterminé les seuils suivants. Ils correspondent à différents niveaux de pourcentages de cours d’eau toujours en écoulement continu.

Les fédérations de pêche assurent le suivi des assecs par observation des cours d’eau tous les 15 jours, du 15 juin au 1er octobre. Le suivi se fait sur environ une centaine de kilomètres de cours d’eau au total sur le bassin de la Seudre.

Site de l’ARB NA et le site du Réseau Partenarial des Données sur l’Eau, le RPDE.
La carte bilan de l’année 2022 est consultable ci-dessous :

Pour l’anguille, les ruptures d’écoulement et les assecs sont pénalisants quelque soit l’endroit car l’espèce est rencontrée sur tout le bassin versant de la Seudre.

Le Groupement Régional des Fédérations de Pêche de Poitou-Charentes rassemble les données et les fourni à l’ARB NA. Les AAPPMA, les Fédérations de Pêche ainsi que certains syndicats de rivière (Né et Antenne) réalisent les suivis et la récupération des informations.

Suivi de l’observatoire sur le site web ONDE
Des synthèses et des cartes sont disponibles sur le site du Réseau Partenarial des Données sur l’Eau (RPDE) :

Impact du bouchon vaseux (Oxy/Temp) sur les alosons

  • État 2023 : Mauvais. Seulement 18% du nombre de jours de la période de dévalaison des alosons (fixée du 15 mai au 15 octobre) ont un couple oxygène/température tolérable pour les alosons (<40% : seuil mauvais).
  • Tendance 2023 : indéfinie actuellement car pas de données antérieures disponibles.
  • État et tendance validés par le groupe général Tableau de Bord le 7 mars 2024.

Les principaux résultats en un clin d’œil :

Espèce / stade visé :

Alose feinte / alosons à la dévalaison

Objectif :

L’objectif est de déterminer l’impact des faibles teneurs en oxygène dans l’estuaire de la Charente sur la la dévalaison des alosons (jeunes aloses).

Détails du suivi :

L’objectif est de suivre les concentrations en oxygène et la température de l’eau pour estimer l’impact sur les populations d’aloses durant leurs montaisons (adultes) ou dévalaisons (alosons).

Actuellement, cet indicateur est ciblé sur les jeunes aloses qui dévalent après la reproduction.

Celui concernant la montaison des géniteurs d’aloses sera fait dans un second temps. Un indicateur spécifique sera établi. Les premières analyses des données d’oxygène en estuaire de 2021 et 2022 montrent un impact faible sur ce stade de vie.

Dans l’estuaire de la Charente, du fait de la remontée de l’eau de mer avec le phénomène de marée, un « bouchon vaseux » peut apparaître et entrainer des chutes de la teneur en oxygène. Ce phénomène est accentué lorsque la température de l’eau augmente.

Ce bouchon vaseux, composé de matières en suspension plus ou moins importante selon la saison, devient une barrière impactante sur la montaison ou la dévalaison des poissons migrateurs, de surcroit lorsqu’il est couplé avec des faibles teneurs en oxygène.

Une sonde multi paramètres a été placé dans l’eau à Tonnay-Charente par l’EPTB Charente en 2020. Elle enregistre plusieurs paramètres dont l’oxygène et la température.

Les données sont consultables sur le site web du réseau MAGEST.

Analyses des données :

Les données d’oxygène et de température de l’eau dans l’estuaire sont compilées et comparées à un tableau de seuil définissant des impacts plus ou moins forts sur les populations d’alosons arrivant en estuaire. C’est le couple oxygène/température qui est déterminant.

Les seuils ont été définis initialement pour la grande alose (Alosa alosa) d’après des travaux de l’INRAe de Cestas, notamment (Jatteau et Fraty, 2012, Baumann, 2021) et les échanges réalisés avec Philippe Jatteau (INRAe). On utilisera les mêmes pour les alosons d’aloses feintes (Alosa fallax).

Les différents états de l’indicateur au cours du temps sont donc compilés sur la période prépondérante définie pour la dévalaison des alosons, à savoir du 15 mai au 15 octobre.

Enfin, le nombre de jour avec un état « bon » est comparé au nombre de jours total de la période.

Pour 2023, seulement 18% du temps correspond à des conditions optimales d’oxygène et de température pour la dévalaison, ce qui est inférieur au seuil de 40% fixé. On est donc dans un état global « mauvais » pour 2023. En comparaison, l’état était bon pour 2021.

Lorsqu’un pourcentage de temps optimal se situe entre 40 et 60%, l’année est qualifiée de « Moyenne ». Au-dessus de 60%, l’année est qualifiée de bonne.

Fournisseurs de données :

EPTB Charente et réseau MAGEST.