Actualités
-
Les fortes chaleurs de juillet 2026
Publiée le 10 août 2026Canicules et milieux aquatiques : des impacts déjà visibles sur les poissons migrateurs
Depuis le début des suivis migrateurs pilotés par la Cellule Migrateurs Charente Seudre, l’année 2026 est l’année la plus extrême observée. Après un hiver marqué par la neige et les inondations, deux épisodes de canicule précoces ont frappé le territoire dès la fin du printemps, avec des conséquences directes sur les poissons migrateurs de la Charente et de la Seudre.
Frappant tôt dans l’année, les canicules ont conduit à des records :
- Température de l’air à 43,8 °C à Saintes le 17 juin
- Température de l’eau de la Charente à 28 °C à Cognac fin juin.
Les observations réalisées à la station de comptage de Crouin montrent que les aloses avaient pourtant débuté leur migration dans de bonnes conditions, avec plus de 400 individus observés en amont de Cognac au mois de mai. La première canicule semble ainsi avoir « boosté » les aloses dans leur migration grâce à un pic de chaleur succédant à un début de saison plus frais du fait des crues. Mais les fortes chaleurs ont rapidement perturbé leur cycle biologique : baisse brutale des effectifs en migration (60 à 10 individus), arrêt précoce de la reproduction et retour anticipé vers l’océan.
Les suivis menés à Taillebourg confirment également l’impact des températures élevées sur la reproduction des aloses feintes. Dès que la température de l’eau a dépassé 23 °C, l’activité de reproduction s’est fortement réduite, le développement des œufs et la production de juvéniles pour les années à venir est compromis.
L’anguille européenne n’a pas été épargnée. Dans certains fossés des marais de la Seudre, des températures de 30,2 °C ont été mesurées alors que son optimum thermique se situe entre 5 et 25 °C. Le taux d’oxygène y est devenu très faible en fin de nuit, le milieu s’est eutrophisé et des algues s’y sont développées compromettant le développement de l’espèce. Face aux risques de mortalité, les opérations de suivi prévues mi-juin ont même dû être annulées.
Ces exemples illustrent la vulnérabilité des milieux aquatiques face aux épisodes climatiques extrêmes. Pour renforcer leur résilience, plusieurs actions sont déjà mises en œuvre sur le bassin de la Charente : végétalisation des berges pour créer de l’ombre, restauration des zones humides, effacement d’ouvrages ou encore renaturation des cours d’eau. Autant de solutions qui contribuent à maintenir des eaux plus fraîches, mieux oxygénées et plus favorables à la biodiversité tout en préservant la ressource en eau. Elles nécessitent aujourd’hui une mobilisation collective afin de les développer à grande échelle et d’accentuer leurs bénéfices.
Texte extrait d’une publication rédigée par l’EPTB Charente (juillet 2026)

Rupture d’écoulement observé sur un affluent de la Charente (juillet 2026)
-
Front de migration et ADNe
Publiée le 10 juin 2026Prélèvements d’eau pour analyse ADNe
Pour affiner la détermination du front de migration des poissons migrateurs, la CMCS réalise cette année, comme depuis 2019, des prélèvements d’eau pour retrouver les ADN des poissons.
Ces prélèvements sont faits depuis une embarcation sur l’axe Charente entre Cognac et Ambérac environ.
Les résultats des précédentes années peuvent être retrouvées dans nos bilans d’activités.

Prélèvement d’eau à l’aide d’une pompe (système visseuse électrique) et d’un filtre -
Les premières montaisons d’aloses 2026 sur la Charente
Publiée le 17 avril 2026L’élévation de la température de ces derniers jours a fait monter les aloses !
Après les crues de février et mars qui ont donné un signal fort dans l’estuaire pour le début des migrations, au 15 avril, a été dénombré un total de 8 aloses en montaison au-dessus à la station de Crouin.
Une grande alose est passée le 15 avril matin. Elle faisait environ 52 cm (voir photo ci-dessous).
Suivi de la station de comptage de Crouin : ICI !

-
Bulletin de la Cellule Migrateurs (décembre 2025)
Publiée le 9 janvier 2026Le nouveau « A l’Ecoute des migrateurs » vient de paraître !
Vous pouvez le consulter ici
Sont présentés : Le suivi par télémétrie des aloses sur la Charente, la caractérisation du régime alimentaire des alosons, la reproduction des aloses et le front de migration, le suivi des anguilles argentées en marais salé de la Seudre et le marquage d’individus, le bilan de la réunion technique de la Cellule d’octobre 2025 et la nouvelle organisation de la Cellule au 1er janvier 2026.

-
Effarouchement de silures sur la Charente – Expérimentation 2023
Publiée le 12 novembre 2025Consulter le rapport sur l’expérimentation d’effarouchement du Silure glane, Silurus glanis, sur des sites de regroupement d’aloses, Alosa sp., sur le fleuve Charente en 2023
Le rapport présente les résultats d’une première expérimentation visant à limiter l’impact du silure sur les populations d’aloses du bassin de la Charente par effarouchement à la ligne au niveau de sites de regroupements de géniteurs (frayère et pieds d’ouvrages hydrauliques).
Un suivi inédit par caméra acoustique a permis de mesurer l’efficacité directe de ce type d’opérations sur l’activité de reproduction des migrateurs à l’échelle d’une des frayères du fleuve.
