Validé par le groupe de travail général « Tableau de Bord » le 19 mars 2026.
ETAT 2025 : MAUVAIS
L’état général 2025 des populations d’anguilles sur le bassin versant de la Charente a été choisi mauvais (rouge).
Les indicateurs ayant permis ce choix sont :
- État de colonisation 2025 (fluviale) : Colonisation des jeunes anguilles faibles et stables.
- Captures de civelles par marée par les pêcheurs maritimes (CPUE) : Ces captures par marée sont toujours nettement inférieures aux périodes d’abondance (avant 1980) signifiant des recrutements estuariens encore très faibles.
De plus, le bilan global de l’état des anguilles sur la période 2015-2019 sur le territoire Garonne-Dordogne-Charente-Seudre-Leyre donne un état mauvais et une tendance stable (PLAGEPOMI 2015-2019) notamment du fait d’un état mauvais des niveaux d’abondance global et de recrutement ainsi que la présence de nombreux obstacles à la migration, des mortalités encore importantes à la dévalaison et des modifications de l’hydraulique des cours d’eau.
TENDANCE 2025 : STABLE
La tendance évolutive de l’état général a été choisie stable en comparaison avec avec la moyenne des 5 dernières années.
Le recrutement estuarien est en légère augmentation sur ces 5 dernières années mais les habitats potentiels sont assez impactés par les étiages printaniers et estivaux. L’état de la colonisation des jeunes anguilles est en légère hausse mais les densités sont stables. Il est donc considéré de donner un état stable à la population globale de l’anguille sur le bassin Charente pour 2025.
Les variables déterminants ce choix sont les suivantes :
- Captures de civelles par marée par les pêcheurs maritimes (CPUE) : Le recrutement estuarien de civelles a été important dans l’estuaire sur la saison hivernale 2024/2025 mais il reste à savoir comment elles se sont réparties sur le bassin. De plus, ces captures par marée sont toujours nettement inférieures aux périodes d’abondance (avant 1980) signifiant des recrutements estuariens encore très faibles.
- Perte d’habitats potentiels (écoulement) : Moins bon qu’en 2024.